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Evenements à venir

Soirée de clôture du Festival d’Avignon

 

Venez célébrer avec nous la clotûre de l’édition 2018 du Festival d’Avignon le 29 Juillet 2018 à partir de 19h.

Vous pourrez déguster un savoureux repas de 19h à 22h (fin du service cuisine à 21h30).

De 22h à 1h, vous pourrez vous déhancher sur la piste de danse et partager un verre avec nous pour célébrer dignement la fin du Festival d’Avignon.

Présence du trio Fusion Art Lab en live à partir de 22h.

 

 

 

Exposition Bhakti, les âmes de l’Inde

Emma Chedid-Advenier

Elisabeth Vaillé

du 5 Juillet au 15 Aout 

de 11h à 23h

 

C’est le 5 juillet, à l’aube du Festival d’Avignon, qu’ouvrira à Maison de Fogasses l’exposition « Bhakti », qui se poursuivra jusqu’au 15 août, après avoir été accueillie à Paris à la galerie ArtCube en mai 2018.

Cette exposition, fruit de la rencontre des deux artistes, propose un voyage en Inde au travers des visages, lieux et personnages qui ont inspiré la démarche créative d’Emma Chedid-Advenier, artiste peintre, et Elisabeth Vaillé, artiste photographe.

Elles partagent, outre une passion pour ce pays et son peuple, la même inspiration : l’amour des êtres humains, et le désir de retranscrire, par leurs arts respectifs, la beauté sous toutes ses formes, et le partage d’une vaste palette d’émotions.

Egalement un lien fort avec le Sud, Emma vit en Provence dont la lumière la nourrit, et Elisabeth partage son temps entre l’Inde et la Camargue. C’est aussi le fruit d’une rencontre-coup de cœur avec Corinne Guyon, propriétaire de la Maison de Fogasses, qui les entraîne à exposer dans ce lieu unique et magique.

Pour comprendre leurs démarches, rien de mieux que de les laisser s’exprimer :

Elisabeth Vaillé :

Novembre 2012, après une longue absence due à un changement de vie radical, je décide de revenir en Inde pour me ressourcer. Le vertige est immédiat. Je constate, mon incapacité à convoquer le moindre souvenir d’un passé qui me paraissait pourtant éclatant. Frappée depuis toujours de troubles de l’attention, je retrouve dans ce néant mental soudain, cette même peur du vide qui, depuis mon divorce, m’avait douloureusement habitée. Dès lors, je suis obsédée par l’idée de fixer la réalité pour contrer la fugacité de cette mémoire, d’imprégner sur le papier les lieux, les visages, les instants de partage vécus, au risque de les perdre et de me perdre aussi.

La photographie est devenue une nécessité vitale. Elle s’impose à moi, à la fois comme un antidote à ce déséquilibre mental et comme un médium idéal, m’offrant la possibilité de me constituer une nouvelle mémoire. Elle est aussi la sève créatrice qui se remet à couler au plus profond de moi, me permettant d’ancrer de nouvelles racines, de bourgeonner et d’avoir à nouveau l’envie de …

A travers elle, je parviens enfin à analyser la démarche de deuil, inconsciemment entreprise, de « ma vie d’avant ». J’apprends à dépasser cette déchirure familiale longtemps restée béante. Je comprends également ma chance de pouvoir tout reprendre à zéro.

D’animal sauvage sur le point de s’effondrer, je deviens photographe par instinct de survie.

Fixer mon histoire, mon territoire, tout en questionnant mon intimité de femme est aujourd’hui devenue une quête. A travers chacun de mes clichés, je réalise qu’il n’est question que de cette intimité-là. Faire, être à nouveau soi, comprendre pour pardonner, me libérer et me re-construire.

Avec la série BHAKTI, « ma » Mother India m’offre, une nouvelle fois, sa magie régénérante. Je prends conscience que l’important est de transmettre et de partager, dans la générosité et la bienveillance, ce que cette terre-mère m’a enseigné : (Oser) Être celle que l’on est !

Emma Chedid – Advenier :

« L’Inde m’a donné vie.

Ma première entrée a été la culture, qui m’a préparée au premier voyage.

La musique d’abord, grâce aux Beatles et Ravi Shankar, à Najma Akhtar sur Radio Nova dans les années 80, m’ont donné le goût de toutes les musiques indiennes. La philosophie ensuite. Lorsque j’avais une vingtaine d’année, un livre m’a attirée « les Mythes et les Dieux de l’Inde » d’Alain Daniélou. Grâce à ses explications sur la nature de l’Absolu, pour la première fois j’ai compris de quoi j’étais faite et ce dont je fais partie. La pratique du Baratha Natyam, danse shivaïte du Tamil Nadu, du Kathak, danse de cours de l’Inde du Nord, l’initiation au chant hindoustani, la pratique du Hatha Yoga, que j’enseigne, et sa philosophie, ont structuré mon corps, mon esprit et m’ont ouvert à des espaces infinis.

Je n’ai que gratitude pour l’Inde. Pour les voyages que j’y ai faits. A chaque fois c’est un rendez-vous important de ma vie. Je vais savoir là où j’en suis, ce que j’ai à polir, pétrir et travailler encore ; elle est un implacable miroir, capable de nous montrer nos zones d’ombre et de nous morceler pour mieux nous ouvrir.

Peindre les visages de ceux qui sont une parcelle de son Âme était une nécessité, ils m’ont permis de rester reliée à Elle.

La Lumière de ces regards résonne en moi, et j’ai besoin de les transmettre. Quand parfois je me débats avec la matière, je plonge au fond de leurs yeux, j’y trouve une bienveillance et un Amour infinis, j’y trouve une joie profonde et silencieuse, j’y puise du courage. C’est Cela que j’espère transmettre dans chacune de mes toiles. Réussir à ce que chaque être donne un aperçu de ce qu’il y a derrière, et qu’en plongeant dans ces âmes indiennes, on reçoive quelque chose qui nourrisse la nôtre et lui fasse du bien.

 L’Inde relie les êtres. Elle nous a fait nous rencontrer, Elisabeth et moi. A la tête de 15 tableaux, je n’avais envie d’exposer seule car l’Inde était le centre de mon travail. Un ami commun nous a mis en contact, et tout de suite il y avait une évidence ; et nos travaux se sont accordés comme s’ils se connaissaient déjà. Voilà la naissance de Bhakti. Un hommage à cette terre qui a donné vie à chacune de nous. Nous souhaitions offrir tout ce que nous pouvions pour qu’elle puisse entrer dans les cœurs comme elle inonde les nôtres.

 Pour accompagner nos photos et nos peintures, il fallait aussi que l’ouïe entre en jeu, alors j’ai composé 3h de bande son, avec toutes les musiques que j’écoute lorsque je peins (la voix exceptionnelle de Pandit Jasraj qui ouvre le bal avec la Gayatri Mantra, Kishori Amonkhar, les chanteurs de qawals, dont les Sabri Borthers, des soufis pakistanais dont l’un d’eux a été assassiné par les fondamentalistes musulmans, des musiques de Bollywood, d’antan ou actuelles, entre autres…). Anna, Joseph, Matthieu et Louis m’ont rejoint dans cet hommage en lisant des poèmes de Kabir et de Tagore, et puis il y a des extraits de ceux qui ont montré la voie à beaucoup d’êtres humains sur terre, celle d’Alain Daniélou (qui a introduit la musique indienne en France notamment), Yogananda et Gandhi. Si le voyage a démarré à Paris, il n’en est qu’à ses débuts. »

 

EXPOSITION BHAKTI DU 5 JUILLET AU 15 AOUT

MAISON DE FOGASSES

37 RUE DES FOURBISSEURS

84000 AVIGNON

TEL : 04 90 87 25 02

contact@maison-de-fogasses.com

 

 

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« SUR-VIE »

En Occident nous oublions souvent pourquoi nous sommes ici. L’Inde nous apprend que nous sommes ici pour nous dépouiller de tout ce que nous croyons être, et être transformés jusqu’à être libérés et ne plus avoir besoin de nous incarner. La Force à l’œuvre dans cette métamorphose qui passe par le chaos créateur, l’Inde lui a donné le nom de Shiva.

C’est celle que nous retrouvons dans le parcours de chacune des personnes que nous accueillons cette année.

Les scènes ouvertes de Fogasses du 7 au 23 Juillet 2018

Maison de Fogasses accueille dans ses jardins différents auteurs, artistes, musiciens qui viendront vous présenter leur métier, leur livre, leurs œuvres…

Voici le programme de ces rencontres…

Entrée Libre

Patrice Trigano : Ubu Roi ; Merdre!

Les 18 et 23 Juillet à 17h

Lecture-rencontre avec PATRICE TRIGANO, galeriste et écrivain, à l’occasion de la sortie de son roman sur la vie tumultueuse d’Alfred Jarry :UBU ROI ; MERDRE!

Publiée au Mercure de France.

Alfred Jarry est considéré au côté de Rimbaud et de Lautréamont comme un des précurseurs du Surréalisme. La première de sa pièce Ubu roi fit scandale en 1896. Elle est à l’origine du théâtre moderne du XX ème siècle.

 

 

Katerina Fronista : « Je suis ma caisse de résonance »

Les 15 et 21 Juillet à 17h

En résidence permanente à la Maison de Fogasses, Katerina Fronista Maître Luthier donne naissance au « vernis peinture » de ses violons, artefacts sonores éternels. La lumière particulière du lieu engage le processus vital de la matière de ces instruments ; l’enveloppe minérale et végétale omniprésente, les coins et recoins de ses espaces intérieurs, véritables « cocons » accordés au regard y participent également.

 

 

Bruno Alberro : Tout se dit, Tout s’écoute, Tout se pense ou la liberté d’expression en question

Les 17 et 19 Juillet à 17h

 

Bruno ALBERRO est né à Bastia en 1955.Après une enfance en Afrique, il rejoint la France pour continuer ses études dans une école militaire.

Une carrière dans l’Armée de l’air en découle.Depuis plusieurs années, il se consacre à l’écriture en collaborant avec des titres de la presse écrite. Journaliste et voyageur, Bruno Alberro se consacre à l’écriture tout en suivant la marche du monde.

 

 

Karim Baïla : l’image de guerre à quel prix ? ou la liberté d’information

Le 22 Juillet à 17h

Grand reporter et journaliste d’investigation, déploie dans sa conception du journalisme où professionnalisme et originalité sont au coude à coude à chaque reportage. Ce livre s’interroge sur la signature journalistique de ce grand reporter de guerre qui a sillonné les régions les plus périlleuses du monde. Il nous entraîne dans un voyage au bout de l’immersion en Irak, en Afghanistan etc… soulevant en cours de route les questions de l’information partielle, trop vite digérée, que posent les médias d’aujourd’hui.

 

 

 

Elisabeth Vaillé : Artiste photographe

Le 8 Juillet à 17h

Elisabeth est l’artiste photographe qui participe à l’exposition Bhakti. Elle vous racontera son expérience, son œuvre, et sa passion pour la photographie. Elisabeth sera accompagnée par 4 auteurs qui ont écrit des poèmes et textes s’inspirant de ses photographies : Michel Feur, Francis Porras, Patrick Charles Muller et Muriel Orus.

 

 

 

Laurent Derobert : Les Mathématiques existentielles

Le 13 Juillet 17h

                                                                     

Docteur en sciences économiques et chercheur (CNRS-GREQAM et université d’Avignon), il publie, en 2010, Fragments de mathématiques existentielles.

La même année, il intervient sur le bâtiment du Palais de Tokyo à l’occasion de sa réouverture.

Il privilégie depuis les collaborations multidisciplinaires avec d’autres artistes et scientifiques, en privilégiant le cadre de la conférence.

 

 

Laurent Montel : Cendre à la cendre

Le 12 Juillet à 18h ! 

Laurent Montel se forme au Conservatoire d’Avignon, puis au Cours Florent. De 1996 à 2002, il est pensionnaire de la Comédie-Française où on a pu le voir dans Les Femmes savantes, Le Révizor, La Vie parisienne, Andromaque, Cinna, Le Diable et le bon Dieu, Hamlet et beaucoup d’autres encore. Il a déjà collaboré avec Sandrine Anglade, Simon Eine, Thierry Hancisse, Jean-Louis Benoit et surtout avec Daniel Mesguich… Il collabore avec l’Ensemble FA7 comme récitant et auteur. Il s’est produit à l’Opéra-Théâtre de Metz dans L’Auberge du cheval blanc. De 2000 à 2006, il a été professeur au Cours Florent, et continue à animer des ateliers dans les écoles et collèges, en partenariat avec la Compagnie Sandrine Anglade

 

 

 

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« Âme de béton

silence primâle

cicâtrice d’humânité »

Allegre, Poutout, Galbiati

Du 30 Mai au 25 Juin 2018

Vernissage le 31 Mai à partir de 18h30

 

 

Julien Allegre 

« Sculpteur, il travaille principalement le métal, étant fasciné par cette matière: les techniques liées à sa mise en forme mais aussi pour son histoire et ses nombreux champs de transformation. Il travaille entre autre à partir de matières recyclées, le baril de pétrole et le cerclage sont ses sources principales. Il inscrit l’humain au centre de son travail, mettant en résonances les notions de fragilités, de gravité ou de temporalité. Textures, strates, scarifications, telles les traces d’une ethnie universelle en quête…

http://www.julienallegre.net/

Patrice Poutout

Epurer les lignes, ôter le superflu pour toucher au squelette des choses, retrouver l’enfoui, allier le sens à la forme pour créer l’émotion du regardeur…

… Supports proposés à l’imaginaire, les stèles, objets de mémoire, tendent à représenter l’intime aussi bien que la collective condition humaine. Enracinées dans la matrice, elles se dressent comme un appel à une conscience perdue, à l’élévation… 

https://patricepoutout.com/

Davide Galbiati

Au milieu des citées urbaines, derrière les façades de béton vivent des âmes en quête de sens, de foi et d’idéaux. Face à la mutation rapide du monde et à la perte du contact avec la nature, l’homme oublie sa part sacrée.

A travers mon travail, je mets en avant ce jeu de forces entre l’ancien et le moderne, le visible et l’invisible.

http://www.davidegalbiati.com/

 

Rendez-vous aux jardins le 1-2-3 Juin 2018

Dans le cadre des rendez-vous aux jardins vous pourrez visiter notre jardin de 11h à 19h et voir l’exposition « Âme de béton, silence primâle, cicâtrice d’humânité » Allegre, Poutout, Galbiati

A l’occasion des rendez-vous aux jardins le restaurant sera exceptionnellement ouvert vendredi midi et samedi midi, au menu:

Assiette 20€ :

Saumon aller-retour sur son lit de wok de légumes , crème de citron vert fleuri, écrasé de pomme de terre à l’huile d’olive.

Dessert: 6€ 

Moelleux au chocolat, réduction de fraises 

ou 

Crumble sorbet fruits rouges, guimauve framboise

ou 

Dame Fogastique ( 2 boules de glace au choix) 

Retrouvez le programme des jardins ouverts: http://www.avignon.fr/fileadmin/actualites/Documents/Interne/rvjardin.pdf

 

Altera Rosa du 19 au 21 Mai 2018

 

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